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Nokia sonne l’alerte : les virus envahissent nos smartphones

Publié le 27 novembre 2017 à 10h50

Clément M.

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Il était devenu courant de s’inquiéter de l’état de santé de son portable, comme auparavant de celui de son PC tournant sur une version instable de Windows – au hasard, Vista. Le rapport de Nokia est un peu plus accablant, et révèle une prolifération de virus plus importante encore que par le passé.

Si les virus déferlant sur les ordinateurs sont particulièrement médiatisés, comme le récent virus Wannacry, il en va tout autrement de ceux ciblant les smartphones. En marge de sa production de portables, Nokia propose chaque année un rapport sur la sécurité inhérente aux smartphones modernes. Ces dernières années n’ont pas été idylliques de ce côté-là, et le rapport présente davantage de matière à s’inquiéter que de motifs d’espoir.

Google Play Protect, l’heureuse initiative d’Android

Tout d’abord, le parc de machines sur lesquelles est installé Android est bien plus à même d’être affecté par un virus ou un malware que ses voisins iOS. Cela provient essentiellement de la facilité avec laquelle il est possible de télécharger une application n’étant pas référencée par Google sur son magasin.

À ce sujet-là, les marchés d’applications venant d’autres intervenants que Google accroissent le risque de contamination. Certains constructeurs préfèrent, dans cet ordre d’idée, donner accès à leur propre marché d’applications davantage qu’à Google Play. Quelques États interdisent même l’accès à Google Play,  comme la Chine. Ces facteurs favorisent la contamination d’un smartphone Android.

Les virus sont moindres grâce à Google Play Protect.

Excellente initiative de Google, son service Play Protect a permis de réduire le nombre d’appareils Android infectés.

Nokia reconnaît toutefois les efforts effectués par Google afin de sécuriser son service Play. Le géant de la Silicon Valley a, pour ce faire, créé une application, Google Play Protect, intervenant beaucoup plus rapidement pour évincer les applications tierces paraissant suspectes de son magasin en ligne. Selon le rapport du groupe de HMD Global, seulement 0,05% des appareils n’ayant téléchargé des applications que sur Google Play seraient infectés par des virus ou malwares. Si ce constat est encourageant, il convient de rappeler que 0.94% des machines ont, par mois, subi les affres d’une infection par un logiciel malveillant.

Les smartphones, cibles préférées des virus

Le rapport révèle ensuite que la grande majorité des appareils ayant été affectés par des virus en se connectant à des lignes Wi-Fi sont les téléphones portables. A contrario, la plupart des connexions locales, et des ordinateurs ou appareils y étant branchés, n’ont pas subi de contamination. Le parc de téléphones mobiles voit donc une intensification de la menace représentée par les adwares et autres malwares.

Les virus se propagent également par le biais de connexions moins sécurisées.

En utilisant une connexion publique, il est plus facile de voir son appareil affecté par des virus.

Il est important de bien lire les différentes informations consultables lors de l’installation de n’importe quelle application. Nokia insiste sur le fait que des logiciels mobiles, même identifiés comme fiables, peuvent cacher quelque chose. Il est ainsi fréquent que certaines applications demandent des autorisations pour exécuter des actions en-dehors de leur champ d’action. Certaines données pourraient ainsi être volées et communiquées à d’autres compagnies. Cette méthode serait autorisée par la seule distraction d’un utilisateur, trop pressé d’accepter des conditions préalables à l’installation d’une application.

Oui, l’environnement iOS est également affecté par les virus

Même si le parc de machines concernées est bien plus limité, il faut souligner l’existence de virus sur iOS également. Certes, la part de machines infectées est moindre. Le système d’exploitation d’Apple n’accueille que 3.5% des virus recensés, lorsque 68 .5% des appareils infectés fonctionnent sous Android. Le pourcentage des ordinateurs affectés sous Windows est de 28%. Toutefois, indépendamment du système d’exploitation concerné, les logiciels malveillants sont partout en nette progression.

Les virus affectent tous les types d'appareils.

Si elle reste mineure, la part de machines affectées par des virus et fonctionnant sous iOS a augmenté.

Enfin, les applications liées aux réseaux sociaux sont les plus à même de favoriser la prolifération de malwares. La présence de nombreux liens jugés de confiance, envoyés par des contacts ayant eux-mêmes été infectés, est un fait avéré. De plus, en utilisant une connexion Wi-Fi non sécurisée, l’appareil est plus vulnérable. Il est parfaitement possible de contaminer un appareil relié à Internet par ce simple moyen.

Autant d’éléments révélés par Nokia tout au long de ce rapport désastreux pour la sécurité des smartphones en 2017. Compte tenu des éléments listés par la filiale de HMD Global, il y a peu de chances que l’horizon s’éclaircisse en 2018. Il n’y a plus qu’à espérer que les utilisateurs fassent attention aux différentes applications téléchargées.

Auteur de l'article : Clément M.

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