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5G : la France maintient sa confiance en Huawei pour les antennes

Publié le 24 juillet 2020 à 13h12

Louis O.

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C’est une position ferme que la France défend depuis les polémiques sur Huawei et les réseaux de télécommunications. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie a confirmé que la France autorisait le géant chinois à équiper les futurs réseaux 5G français. Paris veut conserver de bonnes relations avec Pékin malgré les pressions de Washington et des pays anglo-saxons de ces dernières semaines. La France maintient avec la Chine une relation politique de qualité et le gouvernement ne veut absolument pas entrer dans une crise diplomatique. La Chine est trop importante pour les exportations françaises.

Huawei autorisé en France pour des raisons politiques et industrielles

Bruno Le Maire l’a rappelé au micro de France Info, la France n’a pas de motif à exclure Huawei des équipements 5G. Si bien que, l’Hexagone se positionne dans les pas de l’Allemagne. Le gouvernement allemand autorise sous conditions le géant chinois des smartphones à placer ses équipements dans le pays. Par conséquent, le couple franco-allemand affiche son unité dans le dossier de Huawei. Malgré des relations fragiles entre la Chine et les États-Unis, le Vieux continent fait confiance au géant chinois.

Huawei est autorisé en France pour la 5G.

Bouygues Telecom et SFR peuvent compter sur Huawei pour les antennes 5G

Pourtant, l’arrivée de Huawei en France n’est pas une faveur de Paris. Bercy a précisé que des conditions spécifiques étaient mises en place pour les antennes 5G. Huawei équipe, en effet, quelques zones du réseau mobile tricolore. De fait, Paris exclut aux opérateurs télécoms de nouer un partenariat avec Huawei sur le réseau dit sensible. Autrement dit, la 5G à proximité des sites militaires, nucléaires, les réseaux électriques n’est pas compatibles avec Huawei.

Par conséquent, Ericsson et Nokia devraient être sollicités. Par ailleurs, il n’est pas impossible que Huawei soit peu présent en France. Effectivement, la France a signifié au géant Chinois qu’il disposait d’une autorisation entre 3 et 8 ans avec les opérateurs télécoms concernées. Une façon pour la France d’étaler dans le temps l’implantation de Huawei sur le réseau mobile français.

La France conserve 3 équipementiers pour son réseau mobile 5G

Paris, dans une position d’équilibriste, fait entendre une voix différente des États-Unis ou du Royaume-Uni. Tous les deux ont exclu Huawei de leurs équipements télécoms à cause de la guerre commerciale sino-américaine. À cela s’ajoute des accusations d’espionnage dont fait l’objet Huawei. Par ailleurs, la France a confirmé que Huawei devra s’adapter en conséquence à ses directives.

L’Hexagone conserve avec l’Allemagne 3 fournisseurs d’équipements pour la 5G. De plus, la position de l’Elysée et du Gouvernement est logique. D’autant plus que deux opérateurs télécoms et pas des moindres ont signé des accords avec Huawei. Il s’agit de SFR et Bouygues Telecom qui participent en même temps au New Deal Mobile. De fait, pour éviter tout malaise ou malentendu politique, Matignon a donné son accord pour que Ericsson, Huawei et Nokia puissent équiper les opérateurs télécoms français.

Huawei peut équiper les opérateurs télécoms 5G sous condition.

Huawei ne peut pas équiper le réseau 5G à proximité des sites sensibles.

Paris a jugé bon de confirmer Huawei sur le réseau télécom français à cause des contrats signés par Bouygues Telecom et SFR. Une preuve de sagesse de la part des autorités publiques pour éviter de froisser deux opérateurs télécoms majeurs dans l’Hexagone. De plus, Bouygues Telecom et SFR sont mobilisés dans le cadre du New Deal Mobile. Ce partenariat entre l’État et les opérateurs télécoms français consiste à couvrir toutes les zones blanches existantes avec la 4G.

Dès lors, il est apparu difficile pour les autorités publiques d’exclure Huawei et de ce fait, obliger Bouygues Telecom et SFR à négocier de nouveaux contrats. Par conséquent, cette décision de Paris permet aisément à Huawei de fournir ces derniers dans le cadre du contrat prévu initialement.

l’ANSSI (l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes Informatiques) a, de plus, suivi Matignon pour Huawei. Une mesure qui répond à un appel de Pékin quelques semaines plutôt. La Chine a demandé à la France d’accepter Huawei sur son marché de la télécommunication. En outre, Paris a privilégié la bonne entente avec son allié chinois plutôt que la confrontation.

Auteur de l'article : Louis O.

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